Fragments de rêves immortalisés sur toile
Dans le monde de l’artiste Jan Aanstoot (1948, Wierden, Pays-Bas) il y a deux grandes passions : la France et la peinture. Si le peintre n’est pas dans son grenier, transforme en atelier, il se trouve à Paris son studio au centre de la ville, là il se laisse inspirer par l’art et la culture de la ville. A Paris les passe-temps favoris du peintre sont : visiter les musées et entretenir des contacts avec des galeries renommées. Dans beaucoup de quartiers pittoresques de la capitale française règne une ambiance d’art et de création incomparable.
C’est cette ambiance qui l’attire et qui le stimule a donner forme aux idées reçues au cours de ses flâneries a travers Paris.
Les paysages de la France, sa culture, la musique ont toujours été pour lui, une source d’inspiration inépuisable. Son ancienne œuvre en est influencée mais de façon plus figurative.
Dans une période relativement courte, Jan Aanstoot passe d’un style d’esthétique figurative, où les sujets les plus importants, paysages, personnages, restent plus ou moins visibles, à un style purement abstrait.
Il obtint son diplôme et son agrégation a l’Académie des Beaux-Arts d’Arnhem aux Pays-Bas ; ensuite il enseigna le dessin et l’histoire de l’art.
Il y a dix ans il prit la décision de ne travailler qu’à mi-temps dans l’enseignement pour pouvoir mieux se consacrer à la peinture.
Au début de sa carrière Jan a peint à l’aquarelle. Après avoir utilisé d’autres matériaux techniques, comme l’acryl et ‘les pentures matière’ il renoua avec la passion de sa jeunesse, ” la peinture à l’huile “. C’est surtout l’émotion qui définit la composition de la peinture par des traits, des éclaboussures, des mouvements de pinceaux et le choix des couleurs.
” Mon but c’est d’immortaliser le sentiment que j’éprouve au moment où je peins “.
D’une part ses tableaux ont une forte affinité avec les courants expressionnistes, d’autre part ils trahissent des éléments du style ‘actionpaint’.
Sa technique de l’aquarelle tant appréciée par ses professeurs de l’Académie des Beaux-arts, alternée par des couches épaisses, se reconnaît dans la transparence de ses tableaux.
L’artiste utilise toutes sortes de matériaux et de formats. Certains tableaux sont la combinaison d’images sobres et de poésie, tandis qui d’autres éclatent dans une mer de feu et de couleurs. Il-y-en a aussi qui évoquent des fragments de rêves et qui captivent l’attention de l’observateur.
Ses tableaux donnent libre cours à libre cours à l’imagination. Le peintre n’atteint son but que s’il réussit à exciter l’imagination. ” Je n’ai nullement l’intention d’imposer quoi que ce soit, je laisse l’imagination du public libre. Les fantaisies ainsi évoquées sont d’autant plus intéressantes. C’est pour ainsi dire l’œil de l’observateur qui achève le tableau “. C’est dans ce but-là que des toiles de Jan Aanstoot sont le plus souvent sans titre. ” Un titre influence l’observateur et l’incite à devoir découvrir quelque chose, l’empêchant par là d’avoir sa propre interprétation de l’œuvre “.
” Un tableau doit nous émouvoir pour qu’il fasse partie de notre existence “.
Esther Kruikemeijer, Toos van de Ven-Spee, 2004